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Les assistants familiaux de l’Oise tirent la sonnette d’alarme

Le Parisien.fr/>Île-de-France & Oise>Oise|Patrick Caffin| 13 juin 2019

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Beauvais, ce jeudi. Anne Lafaix, secrétaire CGT au conseil départemental, et Marie-Claude Pruvost soutiennent les assistantes familiales dans leur combat. LP/P.C.

 

Ils réclament au département une revalorisation salariale et surtout un accompagnement pour les enfants accueillis.

Dans l’Oise, 300 assistants familiaux accueillent 1 616 enfants placés par l’aide sociale à l’enfance. Ce jeudi, un certain nombre d’entre eux ont dénoncé la détérioration de leurs conditions de travail.

« Assistante familiale, c’est du travail à plein temps, tous les jours de l’année, rappelle Elise, professionnelle depuis 22 ans. Aujourd’hui, c’est de plus en plus difficile car nous sommes livrés à nous-même et pas à l’abri d’une erreur. Quand j’ai commencé, il y avait un éducateur qui voyait l’enfant chaque semaine et une assistante sociale pour la famille d’accueil. Maintenant, il y a un éducateur pour tout le monde et s’il voit l’enfant une fois dans l’année, c’est déjà bien. »

« On traite ces enfants comme des numéros sur un dossier »

Chaque situation de la vie quotidienne peut devenir difficile à vivre et à appréhender. « Les enfants que nous accueillons sont de plus en plus mal, marqués par des situations familiales très difficiles, souligne Marie. Ils ont besoin de l’accompagnement d’un psychologue, voire d’un psychiatre. La plupart du temps, ils n’ont ni l’un, ni l’autre, et il faut attendre plusieurs mois pour une prise en charge. On traite ces enfants comme des numéros sur un dossier. »

« Nous percevons 480 € par mois par enfant »

Outre l’accompagnement, les assistants familiaux réclament une revalorisation salariale de 2 € par jour. « Nous percevons 480 € par mois par enfant plus les frais, précise Marie. Mais nous devons avancer ces frais qui nous sont remboursés trois ou quatre mois après. Si les enfants pouvaient avoir 50 € pour leur anniversaire et 100 € pour Noël, ce ne serait pas choquant. »

Enfin, ils demandent une aide financière pour les jeunes accueillis après 18 ans. « Quand on a élevé un enfant pendant quinze ans, on ne va pas le mettre à la porte le jour de ses 18 ans », déplore Elise. Alertée la CGT, dénonce « les choix politiques du département qui ont conduit à la suppression de 700 postes d’encadrement ».

Le département, employeur des assistants familiaux, assure pour sa part « travailler à des propositions pour améliorer les conditions de travail et pouvoir rembourser les frais avancés, souligne Franck Pia, vice-président (UDI). C’est dans l’intérêt de tout le monde.

Publié le 17 juin 2019