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La Protection maternelle et infantile, un système de santé de proximité en souffrance

Le MONDE .FR/ Par Solène Cordier Publié le 13 juin 2019 à 14h00 /

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La Protection maternelle et infantile, un système de santé de proximité en souffrance

La PMI, qui s’adresse aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans, pourrait être en « voie d’extinction » si elle n’est pas sauvée, selon un rapport parlementaire remis jeudi.

 

Son objectif : sauver la PMI, ni plus ni moins. Si l’organisation de la protection maternelle et infantile n’est pas réformée en profondeur, elle « sera en voie d’extinction » dans dix ans, prévient la députée LRM Michèle Peyron dans un rapport remis jeudi 13 juin à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, et au secrétaire d’Etat chargé de la protection de l’enfance, Adrien Taquet. Ce dernier devrait faire part, vendredi, après la visite d’une PMI à Argenteuil (Val-d’Oise), de sa volonté de « réarmer et outiller » ce système de santé de proximité.

A la demande du premier ministre, Michèle Peyron, élue de Seine-et-Marne, s’est penchée sur le (mauvais) état de santé de cet acteur de prévention médicale et sociale, qui s’adresse aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans. Lors de sa création, en 1945, au sortir de la seconde guerre mondiale, la PMI et ses centres de consultation (5 100, selon le dernier décompte, en 2012, et une dizaine de bus itinérants) avaient pour objectif de lutter contre la mortalité infantile. Au fil des ans, les publics les plus vulnérables, qui, sans cela, n’auraient pas accès à une offre minimale de soins, en sont devenus les usagers principaux dans certains départements.

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« Redéploiement »

Après six mois de travail et une cinquantaine d’auditions menées avec l’aide de deux inspecteurs de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), le constat dressé par Michèle Peyron est donc alarmant. En cause, l’alourdissement des missions dévolues à la PMI au fil des ans, sans que ses moyens soient renforcés en conséquence, bien au contraire.

En plus des consultations médicales préventives et des visites à domicile pendant la grossesse, qui constituent leur cœur de métier, les médecins, sages-femmes et infirmières puéricultrices qui officient en PMI ont désormais la charge des bilans de santé en école maternelle, des actions de prévention et de prise en charge des mineurs en danger, ainsi que des activités d’agrément et de contrôle des modes d’accueil de la petite enfance.

Sur ce dernier volet, la mission relève que « 20 à 30 % des effectifs des PMI sont consacrés aux missions relatives aux modes de garde (agrément des assistantes maternelles, contrôle et suivi des professionnelles agréées, instruction des projets d’ouverture d’établissements d’accueil du jeune enfant, contrôle et suivi des structures ouvertes) ». Un temps pris au détriment de « l’activité sanitaire en direction des publics fragiles », souligne le rapport. « Nous proposons donc d’expérimenter un redéploiement de ces missions, qui pourraient par exemple être assumées en partie par les caisses d’allocations familiales », explique Michèle Peyron. Une expertise complémentaire va être confiée à l’IGAS sur ce sujet, indique le secrétariat d’Etat à la protection de l’enfance….

…….LIRE L’ARTICLE DU MONDE: AINSI QUE CELUI DE L’ASSMAT.FR ……… voir lien ci contre

 

 

Publié le 17 juin 2019

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