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« La pénurie de familles d’accueil s’aggrave encore » article paru en septembre 2018/Epsilon Media

ETAT DES LIEUX DÉBUT 2020: RIEN N'A CHANGE! PIRE, LA PÉNURIE ENGENDRE DES PRATIQUES QUE L'ON CROYAIT RÉVOLUES !

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Une nouvelle année s’annonce, avec un reportage qui s’annonce sulfureux !  « ZONE INTERDITE »   19 janvier 2020 et qui va encore pointer du doigt les dysfonctionnements récurrents au sein de la protection de l’enfance, dénonçant un système moribond qui doit sans aucun  doute se réinventer pour apporter toutes les garanties nécessaires à une réelle prise en charge et protection des enfants en danger .

Conséquence d’une politique publique défaillante, les statistiques sont  accablantes : 70% des enfants placés sortent de l’ASE sans diplôme. 20% sont atteints d’un handicap physique ou mental accompagnés sans soins puisque plus de places au sein de structures spécialisées et des listes d’attente qui peuvent aller jusqu’à 3 années.

Confiés à des familles d’accueil non formées à un accompagnement thérapeutique et qui sont obligés de composer sans soutien, ni moyens avec la violence, les troubles psychiatriques, les violences sexuelles dans leur foyer à l’encontre des autres enfants confiés , voire  de leurs propres enfants ou petits enfants, laissant parfois des familles dévastées!

Assistant familial, métier à risques ou les risques du métier!

Enfin, un SDF sur 4 est un ancien enfant qui est passé par l’Aide sociale à l’enfance…..

Et du coté de l’accueil familial sensé être source de plus de réussite et d ‘accompagnement pérenne , où en sommes nous ?

Aucune réponse satisfaisante n’a été  apportée par notre gouvernement sur la situation des assistants familiaux en 2019, ni par M. A. Taquet, ni par M. X.Iacovelli , Mme N.Dindar ou Mme P.Goulet qui après quelques mois d’auditions diverses n’ont toujours pas pris la bonne mesure de la catastrophe annoncée !

Des promesses qui nous permettaient d’entrevoir un véritable travail de fond, avec la volonté de baliser le parcours d’un jeune au sein d’une famille d’accueil et de rendre ses lettres de noblesse à une profession en perdition. Des outils existent  (contrat d’accueil, PPE) mais ne sont toujours pas efficients relégués à de simples actes administratifs sans que l’assistant familial qui être au centre du dispositif puisse y participer et co -construire un projet d’accueil cohérent.

Un statut trop complexe pour être bien compris et appliqué de manière harmonisé sur tout le territoire national. Des lois de décentralisation qui participent grandement aux inégalités de traitement des enfants et des assistants familiaux.

Un salaire qui n’est qu’un chiffre d’affaire d’où sont décomptées toutes les charges de structures et tous les manques des départements dans l’accompagnement matériel des enfants confiés.

Du repos qui ne peut être pris selon les politiques de certains département qu’en jours de congés….et non pas en répit quelquefois nécessaire face à la complexité et l’exigence de notre travail auprès d’enfants et d’adolescents très abîmés

Du répit pour retrouver un tant soit peu sa famille et un semblant de vie sociale pour se ménager un peu d’énergie constructive et de sérénité tant nécessaire dans l’accompagnement de ces jeunes en souffrance.

Mais voilà, plus de place chez les assistants familiaux,  encore plus de travail, sollicités pour accueillir encore plus d’enfants avec de moins en moins de rémunération, moins de soutien , moins de contrôles et surtout, surtout plus de risques! quel dilemme !

Rien n’a changé depuis la parution de l’article ci dessous, tout n’a fait qu’empirer!

encore plus d’enfants placés chez un assistant familial ?  en toute illégalité et c’est alors la porte ouverte à toutes les dérives avec la complicité des services de l’Ase qui malheureusement n’ont aucune réponse, coincés entre l’obligation légale de trouver une place et les restrictions budgétaires qu’impose chaque département dont le manque d’anticipation, ces dernières années n’a fait qu’aggraver la pénurie de notre profession

De fait,  le maillon faible sera toujours l’assistant familial ,  puisque ignorant des conséquences de ses choix et de ses actes, voire même de son statut, il acceptera  de pratiquer sa profession de manière parfaitement illégale sans même en être conscient !

Il prendra des risques par besoin de reconnaissance, par peur de perdre son emploi et ce qui nous inquiète de plus en plus aujourd’hui par appât du gain!

Car il sera le seul à rendre des comptes devant la justice.  Travailler dans l’illégalité , accepter des petits arrangements avec l’employeur , c’est aussi accepter de devoir rendre des comptes.  Mais surtout c’est accepter  de ne plus remplir sa mission auprès desmineurs confiés et de participer ainsi à une forme de maltraitance institutionnelle .

Il n’est plus rare de voir des assistants familiaux qui acceptent d’accompagner  5 ou 6 enfants à leur domicile s’arrangeant avec les conditions d’accueil et les possibilités réelles d’accompagnement d’enfants en souffrance et souvent très perturbés.

NOUS DÉNONÇONS ET DÉNONCERONS ENCORE ET ENCORE CET ETAT DE FAIT!

Voici donc l’article qui aujourd’hui n’a jamais été plus d’actualité !  et nous le soumettons encore une fois à la réflexion de tous!

 

light logo       Le 10 Septembre 2018

 

La pénurie de familles d'accueil s'aggrave encore !

La pénurie de familles d’accueil s’aggrave encore

Ils étaient moins de 40 000 assistants familiaux, ou « familles d’accueil », en France en 2015 pour 75 000 enfants placés. La pénurie de familles d’accueil ne cesse de grandir et les départements peinent à recruter ce qui met en danger la protection de l’enfance en France.

Toujours plus d’enfants placés… et moins de familles d’accueil

L’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) a fait le calcul : le nombre d’enfants placés confiés à l’ASE (l’Aide sociale à l’enfance) était de 75 000 en 2015, dans le même temps les assistants familiaux, dont le métier a été professionnalisé en 2005, étaient 38 300 à accueillir des enfants alors qu’ils étaient 50 000 en 2012. Une diminution de plus de 23% en l’espace de seulement 3 ans !

L’écart se creuse d’autant plus que le nombre d’enfants placés ne cesse de grandir quand les assistants familiaux se font de plus en plus rares : en Île-de-France, sur les 650 assistants familiaux plus de 120 ont cessé leur activité sur le dernier semestre. Pire, dans une profession où les ¾ des actifs ont entre 55 et 65 ans, le renouvellement des départs en retraite ou des cessations d’activité ne peut se faire dans de bonnes conditions pour les enfants, principalement par manque de relève.

Les départements redoublent donc d’efforts pour recruter de nouvelles familles d’accueil, et pour cause le placement des enfants chez les particuliers coûte 30% moins cher qu’en établissements spécialisés, mais les conditions de travail et le manque de reconnaissance pour le métier pèsent lourd dans la balance.

Assistant familial : plus qu’un métier, une vocation

Il y a peu de métiers où les professionnels sont sur le pont 24h/24, prêts à intervenir et à gérer toutes les situations, parfois très difficiles, qui se présentent à eux. Les assistants familiaux sont de ceux-là. Ici, pas de pause : le métier se fait à la maison, 7 jours/7 et 24h/24.

La plupart des familles d’accueil héberge plusieurs enfants ou adolescents pour des durées allant de quelques jours à plusieurs années, ce qui laisse imaginer le rythme de vie intense que cela impose et à la véritable vocation que ce métier requiert.

Leur rôle : élever les enfants et les sortir du gouffre où ils ont grandi

Leur vie : accompagner, soutenir et éduquer des enfants toujours plus « écorchés » car laissés longtemps, voire trop longtemps, au sein de leur famille par manque de réactivité des services sociaux ou de la justice : entre la détection et l’action, entre procédures et économies, les enfants restent davantage au contact des problèmes familiaux et leur situation se dégrade. Placés en familles d’accueil, ces enfants présentent des problèmes liés à l’alcool, la drogue, la violence, le risque suicidaire des ados, la sexualité…

Enfants abandonnés, handicapés mentaux ou physiques, enfants de familles pauvres, enfants violés, battus… Les antécédents sont lourds et nombreux. Pour s’en sortir, ils doivent trouver dans leur famille d’accueil un espace de vie sain où ils pourront évoluer, grandir et s’épanouir du mieux possible. Une difficulté supplémentaire : les dossiers des enfants placés ne sont pas accessibles pour les familles d’accueil, qui doivent donc composer avec leurs observations et ce que les enfants racontent, parfois après de longs mois.

Les familles d'accueil : une vocation qui permet de sauver des vies !

Envers et contre tout, pour les enfants

L’assistant familial doit faire preuve d’une grande souplesse pour s’adapter à tous types de problèmes et être une présence forte pour les enfants : celle d’un adulte qui fixe les règles et à la fois celui sur qui on peut compter. D’un adulte qui doit regagner la confiance de ces enfants placés. C’est un exercice périlleux pour une famille qui doit parfois mettre sa vie entre parenthèses. Toutes n’y arrivent pas et certaines éclatent. D’autres encore, sentant la crise s’installer, mettent fin à leur fonction de famille d’accueil par épuisement.

Les chiffres sont là : il n’y a jamais eu autant d’arrêts maladie, d’accident du travail, de divorces, de démissions chez les assistants familiaux qu’aujourd’hui. C’est toute la profession qui par pénurie et manque de reconnaissance s’essouffle et disparaît peu à peu.

Autre point sensible : la rémunération !
Un assistant familial touchera un salaire mensuel brut de base de 1171€ pour un enfant gardé, 1854€ pour 2 enfants et 2537€ pour 3 enfants. Certains départements décident de donner davantage. En sus, ces familles d’accueil reçoivent 1€ par petit-déjeuner et goûter et 4€ par déjeuner et dîner, pour chaque enfant, afin de participer aux frais de bouche. Tout le reste est à leur charge. Le salaire tient donc plus du « dédommagement » que d’un véritable apport financier pour le foyer.

La solitude aussi pèse. Solitude envers les institutions à qui les assistants familiaux ne peuvent tout confier : si un assistant familial se plaint, on est susceptible de lui retirer les enfants. C’est la raison pour laquelle consigne est donnée de ne pas trop s’attacher : accueillir, éduquer, passer le flambeau… Voilà ce que l’on attend d’eux.
D’ailleurs on n’intègre jamais un assistant familial dans le parcours éducatif des jeunes dont il s’occupe, ni dans leur parcours de vie. Il doit uniquement s’occuper de leur bien-être et de leur éducation au quotidien, point.

Pourtant, leur rôle est indispensable pour les enfants. Ces familles sauvent littéralement des vies et c’est en cela qu’elles trouvent leur reconnaissance. Elles partagent, se donnent des conseils, se soutiennent. Oui, ces familles d’accueil sont seules mais ce qu’elles font a quelque chose d’unique, de grand !