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AISNE: LES ASSISTANTS FAMILIAUX EN COLÈRE ÉCRIVENT AU DÉPARTEMENT

Journal l'Union Ardennais 08000 Charleville Mézières

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Nous vous communiquons cet article et nous déplorons qu’un journal ne prenne pas le temps de vérifier ses sources,

Même si c’est une Vice présidente du conseil départemental qui répond….Véhiculer des informations aussi incongrues que le montant des salaires, montre bien comment les départements ne s’ intéressent pas à la réalité de terrain de leurs agents non titulaires et  n’entendent pas la colère et la souffrance d’une profession méconnue encore trop souvent maltraitée !

Une colère qui s’exprime par des mots forts : « Je suis cette professionnelle en danger, qui crève parce que je ne suis rien pour mon employeur. Juste le petit maillon taillable et corvéable à merci. » Des professionnels qui veulent rester anonymes car dans la crainte, selon eux, de représailles de leur employeur, le conseil départemental de l’Aisne, et qui assurent que 340 lettres exemplaires de cette lettre lui ont été envoyées pour l’alerter.

Il n’y a pas que dans l’Aisne, mais citons aussi l’Aude, le Tarn, L’Aveyron, les Charentes, le Gers, le Tarn et Garonne, l’île de France, Oise, Seine et Marne (voir lien ci contre), la Sarthe, l’île de la réunion, la Martinique, l’Ariège  etc…..où la colère et le désarroi grondent. Partout les mêmes difficultés: la perte de salaire suite à une plainte ( pas de  présomption d’innocence), des relais et  des congés de plus en plus impossibles à faire valoir, des conditions de travail qui se dégradent et une profession qui peine à recruter.

Les lois de décentralisation  créent des différences, des inégalités. Le détournement de la loi via les règlements départementaux rend insupportable le quotidien  des assistants familiaux et de leurs familles,et des enfants accueillis qui ne bénéficient pas des mêmes aides selon le département où ils résident. Plus largement la situation professionnelle de l’ensemble des travailleurs sociaux se dégrade face au manque de  moyens avec en prime  la gestion  de situations de plus en plus complexes et explosives!

PARCE QU’IL EST TEMPS QUE NOUS SOYONS ENTENDUS !!!

Nous attendons vos réactions, et centraliserons vos doléances…..quelles sont vos difficultés, les pertes d’acquis, les obligations , les rémunérations pour les enfants accueillis, juste le montant de l’entretien etc….. Nous avons besoin du nom de votre employeur  ( conseil départemental de tel département, association privée de tel autre, du nombre d’assfam qui travaillent pour cet organisme ainsi que de vos doléances par ordre de priorité)
soyez concis et pensez à l’intérêt général..cette démarche ne peut tenir compte des situations personnelles …veuillez nous en excuser.
Nous souhaitons pouvoir porter vos réflexions à l’assemblée Nationale afin que notre statut soit révisé et mieux encadré afin de limiter les abus de pouvoir et donner à notre profession les lettres de Noblesse qu’elle mérite!

Voici donc l’article:...ET CHERCHER l’ERREUR!!!!!

d-20140626-G2WZAG 2017-07-06 00:11:36

Par Ludivine Bleuzé-Martin | 

Aisne: des assistants familiaux en colère écrivent au Département

                         C’est un courrier de détresse qui a été envoyé plusieurs fois ces dernières semaines au conseil départemental de l’Aisne et qui n’est pas signé. Un courrier type, diffusé au niveau national chez les assistants familiaux qui pouvaient l’envoyer à leur employeur s’ils se reconnaissent dans son contenu.

Ce courrier commence ainsi, par une description : « Je suis une professionnelle à qui la protection de l’enfance confie des enfants abîmés par leurs parents, par la vie, par des troubles psychologiques, par des guerres. Des enfants à qui je dois apporter sécurité pour pouvoir l’accompagner dans sa reconstruction. Je suis cette professionnelle titulaire d’un diplôme, participant aux formations, aux réunions pour une reconnaissance de mont travail au sein d’une équipe ».

Remboursement kilométrique, précarité

Mais immédiatement après, les expéditeurs du courrier décrivent une situation de souffrance au travail  : « Je suis cette professionnelle qui travaille 7/7 jours, 24 heures sur 24, sans repos hebdomadaire, sans vraies vacances, sans vrai statut, sans vrai salaire : 3 heures de SMIC par jour ! ». Suit une longue liste de revendications et de plaintes : attente de 3 à 4 mois pour le remboursement des frais kilométriques, précarité ou encore manque de reconnaissance : « Je suis cette professionnelle «oubliée  »par les services lors des réunions pluridisciplinaires, à qui on ne demande pas son évaluation sur les observations faites lors de son travail auprès de l’enfant. À qui on refuse l’accès au médecin du travail pourtant obligatoire ».

Une colère qui s’exprime par des mots forts : « Je suis cette professionnelle en danger, qui crève parce que je ne suis rien pour mon employeur. Juste le petit maillon taillable et corvéable à merci. » Des professionnels qui veulent rester anonymes car dans la crainte, selon eux, de représailles de leur employeur, le conseil départemental de l’Aisne, et qui assurent que 340 lettres exemplaires de cette lettre lui ont été envoyées pour l’alerter.

Onze, c’est de son côté le nombre de courriers qu’Isabelle Létrillart, conseillère départementale, vice-présidente en charge des affaires sociales et de l’enfance, a précisément compté « sur 672 assistants familiaux employés par le conseil départemental ». L’élue est « franchement choquée par cette lettre. C’est effectivement un travail difficile car il s’agit d’enfants qui ont été malmenés par la vie. Donc elles sont accompagnées. On a un service d’accueil de formation et d’accompagnement qui leur est complètement dédié avec une permanence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. »

Isabelle Létrillart ne veut pas nier les difficultés : « C’est vrai que nous avons changé de logiciel et qu’il y a eu de retard dans le paiement de frais kilométriques mais c’est réglé ». Quant au médecin du travail, l’élue concède : « Dans l’Aisne nous sommes en manque de médecins. On ne leur refuse pas l’accès à la médecine du travail. Ça fait des mois qu’on le cherche. On a même lancé un marché public pour ça. »

En revanche, la vice-présidente du conseil départemental conteste la précarité et l’absence de statut : « On s’attache au texte du code de l’action sociale et des familles qui donne un cadre au niveau national. Il y a un contrat de travail. Ce sont des CDI et elles sont protégées. Elles ont des droits que l’on respecte. Pour un enfant, en moyenne elles touchent 2200 euros net par mois pour 3 enfants, cela fait 5000 euros auxquels s’ajoutent tous les frais . »

Pour l’élue, cette lettre n’émane que d’une infime partie des assistants familiaux de l’Aisne. Elle veut « mettre en avant la grande qualité du travail des assistants familiaux. J’ai beaucoup de plaisir à travailler avec eux. Nous n’avons pas intérêt à mal les traiter ». La durée moyenne des placements est passée ces dernières années de 3 à 7 ans. Le service d’aide à l’enfance s’occupe de 1800 enfants de 0 à 21 ans, dont 1400 sont placés dans des familles d’accueil. « On est au-dessus de la moyenne nationale et nous sommes en perpétuel recrutement », conclut Isabelle Létrillart.

 TEMOIGNAGE d'une assistante familiale du PUY DE DÔME 1