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Protection de l’enfance. Se préoccuper de la santé de l’enfant

Publié le 19 novembre 2018 - LE TÉLÉGRAMME BRETAGNE- DELPHINE TANGUY

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Le Télégramme

Marc Labbey, vice-président du conseil départemental, et président de la commission Solidarités, enfance, famille.

Marc Labbey, vice-président du conseil départemental, et président de la commission Solidarités, enfance, famille.
(Photo Delphine Tanguy)

Comment prendre soin de la souffrance des enfants pour mieux les accompagner ? La question est au centre de la 10e conférence de l’observatoire de la protection de l’enfance, ce mardi, à Briec (29). Elle réunit près de 450 professionnels, en présence notamment du Dr Agnès Gindt-Ducro, directrice de l’observatoire qui viendra donner quelques pistes de réflexions sur le sujet mais aussi le Dr Martine Balençon, pédiatre et médecin légiste du CHU de Rennes ou le Dr Philippe Vic, chef du service pédiatrie au centre hospitalier de Cornouaille. « On invite les professionnels de santé à avoir cette attention aux signes révélateurs d’une situation de danger », indique Marc Labbey, vice-président du conseil départemental et président de la commission Solidarités, enfance, famille. L’objectif affiché est de prendre en compte la santé de l’enfant, d’éventuels troubles, dans son parcours de protection de l’enfance et d’intervenir le plus tôt possible. « Ce qui se passe dans les premiers jours de l’enfant est primordial. Un bilan spécifique est demandé pour les enfants de moins de deux ans qui nous sont confiés », souligne ce dernier.

 

Rester en veille


Mais il reste, selon lui, encore beaucoup à faire.

« C’est au travers de ces échanges qu’on apporte des solutions et en mobilisant l’ensemble des professionnels de santé, médecins généralistes et hospitaliers, monde de la pédiatrie et de la psychiatrie mais aussi de la santé scolaire.

On constate qu’il y a peu de signalements de la part des généralistes mais il y a quelques années, c’était aussi le cas dans le milieu de l’éducation et, au niveau de l’hôpital, il a fallu qu’un protocole soit signé. C’est un travail qu’il faut avoir avec tous les acteurs qui travaillent avec les jeunes, dans le milieu sportif aussi ».

« Aujourd’hui, on a environ 2000 enfants confiés, c’est un chiffre qui est stable », précise Marc Labbey. 60 % d’entre eux sont en famille d’accueil auprès des 740 assistants familiaux et 40 % en établissement. Un dispositif « Petits pas Grands pas » de soutien à la parentalité est en cours d’expérimentation sur trois territoires du département pour accompagner les grossesses dites « à risque » jusqu’aux six mois de l’enfant, avec un accompagnement de sages-femmes, de puéricultrices. Un premier bilan sera dressé dans quelques mois avant de l’étendre à l’ensemble du département.