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La protection de l’enfance est en danger, s’inquiètent les professionnels de Haute-Garonne

Jeudi 15 novembre 2018 à 17:35 Par Mathieu Ferri, France Bleu Occitanie

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Le collectif Enfance 31 organise un forum de réflexion ce vendredi à Toulouse, et dénonce le manque de moyens des travailleurs sociaux. Avec un impact sur le suivi des enfants, et des délais de 8 à 18 mois pour des placements.

(illustration)
(illustration) © Maxppp – MaxPPP

Muret, France

La protection de l’enfance est en danger ! C’est que disent les professionnels du secteur en Haute-Garonne. Le collectif « Enfance 31 » composé notamment de juges, d’avocats, d’éducateurs et de soignants, estime que les travailleurs sociaux ne peuvent pas répondre correctement à certaines urgences, dans les familles du département. Visiter correctement les enfants, et prendre des décisions de soins ou de placement quand il le faut. Et quand ces décisions judiciaires sont prises, il faut de 8 à 18 mois pour qu’elles soient appliquées, faute de places dans des structures d’accueil.

Dans certains coins du département, la situation est particulièrement tendue. A Muret, par exemple, la quinzaine de salariés de l’Aide sociale à l’enfance exerce son droit de retrait depuis une semaine, pour protester contre le manque de moyens. Les travailleurs sociaux ont, selon les syndicats, 30 familles à gérer chacun, avec parfois beaucoup de kilomètres en zone rurale.

« C’est marcher sur la tête » – une assistante sociale

Les syndicats dénoncent aussi les projets du conseil départemental de la Haute-Garonne pour la protection de l’enfance. Le Département souhaiterait notamment augmenter les placements à domicile, c’est-à-dire que l’enfant pourrait être maintenu dans la famille dans laquelle il a des problèmes, avec des visites régulières des travailleurs sociaux. « C’est marcher sur la tête » estime Martine Hurzé, assistante sociale, et membre du collectif Enfance 31. « Si la situation devient gravissime, il y a des places réservées dans des établissements. (…) Sauf qu’un bébé, on risque d’avoir du mal à lui faire dire qu’il n’est pas bien chez lui. C’est surréaliste ».

Un forum est organisé ce vendredi 16 novembre à Toulouse, avec de nombreux intervenants comme des travailleurs sociaux ou des avocats. A l’Espace Duranti, 6 rue du colonel Pélissier.