Chargement en cours
Un bloqueur de publicité a été détecté sur votre navigateur pouvant entraîner des erreurs d'affichage sur notre site.
Aucun contenu publicitaire n'étant ici diffusé, nous vous invitons à désactiver cette restriction pour ce site en cas de problème. ×

« Enfants placés : les sacrifiés de la République» : enquête inédite et débat le 16 janvier sur France 3.

TVNEWS/

Accueil Articles « Enfants placés : les sacrifiés de la République» : enquête inédite et débat le 16 janvier sur France 3.

 

Soirée spéciale Pièces à conviction. « Enfants placés : les sacrifiés de la République» : Une enquête de 95 minutes réalisée par Sylvain Louvet, diffusée en première partie de soirée  sur France 3, le 16 janvier prochain.

Ils s’appellent Fanny, Julien, Maïwenn, Kylian, Missa ou Océane, ils ont 6, 7, 9, 11 et 15 ans. Leur vie a commencé dans la douleur à cause de parents violents ou absents, incapables de s’occuper de ceux qu’ils ont mis au monde. Les services sociaux sont intervenus pour les extraire de leur famille et les placer en lieu sûr : maison d’enfants, foyers d’urgence ou famille d’accueil. Mais pour eux, le calvaire va continuer.

L’enquête menée par Sylvain Louvet au cœur de l’Aide Sociale à l’Enfance révèle l’ampleur d’une réalité jusqu’ici étouffée. Elle montre des éducateurs dépassés et parfois maltraitants, des enfants en pleine détresse dans des situations d’une extrême gravité : certains sont sexuellement abusés par d’autres enfants. D’autres, âgés de 15 ans sont placés dans des chambres d’hôtel, livrés à eux-mêmes. Côté familles d’accueil, le constat n’est guère plus positif. Les contrôles sont rares. Certaines assistantes familiales condamnées pour maltraitance continueraient à accueillir des enfants.

En France, l’Etat laisse aux départements la responsabilité de décider du sort des 300 000 enfants placés. 8 milliards d’euros sont distribués chaque année, une partie est reversée à des associations au fonctionnement parfois opaque. L’enquête révèle comment un responsable d’un centre d’accueil aurait détourné près de 200 000 euros d’argent public aux dépens des enfants qu’il accueillait. Et lorsqu’ils atteignent l’âge de 18 ans, l’aide sociale à l’enfance, bien souvent, ne les prend plus en charge.

Aujourd’hui, un sdf sur 4 est un ancien enfant placé. Face à toutes ces dérives, des éducateurs descendent dans la rue. Ils ne sont pas les seuls à alerter : des juges dénoncent le manque de moyens pour protéger ces enfants vulnérables…

Virna Sacchi animera après ce document un débat : « Comment mieux protéger les enfants placés ? ».

Ex-enfants placés, responsables de l’Aide sociale à l’enfance, représentants de l’Etat, experts, juges, seront aux côtés de la journaliste pour prolonger en débat l’état des lieux et évaluer la situation économique et sociétale de l’enfance placée. Témoignages en écho à l’enquête, recherche de solutions pour améliorer le sort des enfants en situation de placement et faire avancer la prise de conscience et l’engagement de la société en leur faveur.

 

Le reportage part d’un postulat : les enfants placés sont des enfants maltraités.
Or ce n’est pas le cas.
Il faut le rappeler : la maltraitance relève des juridictions pénales et pas du juge des enfants ! Seuls 20% des enfants placés le sont pour maltraitance.(chiffre donné par l’IGAS, repris par Laurence Rossignol, discours devant l’UNAF, juin 2014). 


Pour l’IGAS également au moins 50% des placements d’enfants sont injustifiés, soit parce qu’ils sont prolongés sans motifs, soit parce qu’ils sont injustifiés dès le début. 


Laurence Rossignol, dans le même discours justifie les 80% de placements sans maltraitance par ‘des familles en grande difficulté économique ! On enlèverait donc des enfants à leurs parents parce que ceux-ci sont pauvres ! 


Le reportage commencera donc par un gros mensonge … La vraie raison des placements sans maltraitance réside majoritairement dans des conflits conjugaux dans lesquels s’immisce l’aide sociale, ou des dénonciations anonymes ou pas, sans fondement …
Evidemment, difficile de dire que les enfants vont subir ce que la suite du reportage va dénoncer, en révèlant qu’en plus ces enfants devraient être chez leurs parents, ou parfois grands-parents bien-traitants ! 


Le scandale ne réside donc pas seulement dans l’incapacité de l’aide sociale à prendre soin des enfants dont elle a la charge, malgré des budgets colossaux (au niveau national, 2,5 fois le budget de l’administration pénitentiaire pour une « population » équivalente) mais d’abord dans le fait qu’une grande moitié et probablement plus, des enfants pris en charge n’ont rien à faire là…Et payent donc le prix fort .
Reste un dernier point : les vraies raisons de toutes ces maltraitances institutionnelles seront-elles dénoncées ou assisterons-nous pour la ènième fois à la sempiternelle et scandaleuse revendication, plus d’argent, plus de postes ?
Je pose la question sans illusions.