Chargement en cours
Un bloqueur de publicité a été détecté sur votre navigateur pouvant entraîner des erreurs d'affichage sur notre site.
Aucun contenu publicitaire n'étant ici diffusé, nous vous invitons à désactiver cette restriction pour ce site en cas de problème. ×

Notre profession : Assistant(e) Familial(e)

les conditions d'exercices de la profession

Accueil Accueil Notre profession : Assistant(e) Familial(e)
famille d'accueil

assistant familial

Assistant(e) familial(e): C’est un travailleur social agréé accueille à son domicile et en qualité de famille d’accueil, des enfants (mineurs ou de jeunes majeurs de 18 à 21 ans). Majoritairement féminine, cette profession est ouverte aux hommes également.

*Activités:
L’Assistant familial travaille dans le cadre d’un placement permanent (jour et nuit) relevant d’un dispositif de protection de l’enfance, d’un dispositif médico-social ou d’un service d’accueil familial thérapeutique. Il crée un cadre éducatif, familial et relationnel dont la qualité doit permettre :

-d’offrir à ceux qui lui sont confiés des conditions de vie leur permettant de poursuivre leur développement physique, psychique, affectif et leur socialisation.
-de favoriser les liens entre l’enfant et sa famille, suivant les modalités de rencontre préparées par le service d’accueil familial.

L’assistant familial fait partie d’une équipe pluridisciplinaire : travailleur social, psychologue, référent administratif…
Il est impliqué dans la globalité du projet d’accueil ( éducation,scolarité, santé , loisirs…)

*Environnement professionnel :

L’assistant familial est un salarié travaillant à son domicile et bénéficiant d’un contrat de travail. Il perçoit une rémunération pour chaque enfant confié ainsi que des indemnités permettant son entretien.
Les montants, les modalités de la rémunération et les indemnités en rapport avec l’accueil des enfants sont fixés par le Conseil départemental. La Loi cadre de 2005-2007 offre un cadre législatif assez complet et fixe les montants minimum de certaines indemnités comme l’allocation entretien par exemple.

L’Assistant familial peut être employé par différents organismes :

• les établissements de l’aide sociale à l’enfance gérés par les Conseils départementaux.

• les services de placement familiaux gérés par des établissements privés autorisés par les départements et habilités par la justice
• les services d’accueil familial spécialisé
• l’accueil familial thérapeutique en service de psychiatrie infantojuvénile.

Il doit être capable d’assumer des horaires irréguliers, avec amplitude variable (soirées et week-end, 24h/24 et 7j/7).
Sous certaines conditions, le métier d’assistant familial peut être exercé parallèlement à une autre activité salariée (après accord de l’employeur , conseil départemental ou employeur privé).

*Profil :

L’assistant familial se distingue par sa grande disponibilité et son attention permanente. Il doit :
• être dans un état de santé compatible avec l’accueil d’un enfant,
• disposer d’un logement dont l’état et les dimensions peuvent assurer un bien-être et une sécurité aux jeunes accueillis.
• prodiguer des soins et effectuer les tâches nécessaires au développement physique, mental et social des personnes qui lui sont confiées.
• savoir communiquer avec des interlocuteurs variés (parents, famille, enseignants, professionnels de l’aide sociale, professionnels de santé…)
• faire preuve d’autonomie dans l’organisation de la vie quotidienne
• tenir compte des notions de responsabilité et de confidentialité.
Dans ce métier, le respect de la dignité des personnes et du secret professionnel doit être observé de manière stricte.

* Vie professionnelle:

L’essor de cette activité professionnelle pourrait être favorisée par le développement

*du placement en famille d’accueil
* des dispositifs de soutien à la parentalité.

  • de l’accueil spécialisé (thérapeutique)
  • de l’accueil séquentiel
  • de l’accueil d’Urgence
  • de l’accueil social (en net recul puisque les enfants restent au domicile des parents bien plus longtemps au titre d’une prévention parfois discutable.
    L’accueil familial constitue une réponse privilégiée à la situation de certains enfants.
    Une véritable pénurie d’assistants familiaux s’annoncent d’ors et déjà. Des besoins existent, d’autant plus que la tranche d’âge des 55-60 ans représente à peu près 60% des assistant familiaux en exercice.

* Accès au métier:

L’agrément est obligatoire pour exercer la profession. Dans un premier temps, la personne intéressée doit en faire la demande auprès service de Protection maternelle et infantile (PMI) de son secteur.
Après étude du dossier, des évaluations sociales et psychologiques sont effectuées. Si les conditions requises (*) sont réunies, l’agrément est accordé par le président du Conseil départemental dans un délai de quatre mois à compter de la demande.
Le contrat précise le nombre d’enfants pouvant être accueillis (de 1 à 3).
Ensuite, il sera possible faire acte de candidature auprès du Conseil général ou d’associations habilitées, afin d’être recruté. Une fois recruté, un contrat de travail est établi, ainsi qu’un contrat d’accueil pour chaque enfant accueilli.
(*) Ces conditions d’accueil doivent garantir la sécurité, la santé et l’épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne.

* Accès au métier (suite)
Après obtention de l’agrément, l’assistant familial doit :
• obligatoirement participer à un stage préparatoire à l’accueil d’un enfant, d’une durée de 60heures. Il est organisé par l’employeur dans les 2 mois qui précèdent l’accueil du premier enfant.
Ce stage est orienté sur la découverte des institutions médico-sociales et des divers intervenants de l’accueil familial permanent.
• suivre dans un délai de trois ans suivant le premier contrat de travail, une formation adaptée aux
besoins spécifiques des enfants accueillis.

A NOTER :
– à l’issue de la formation, les assistants familiaux qui le souhaitent peuvent se présenter aux épreuves du diplôme d’État d’Assistant familial (DEAF)
– les professionnels agréés avant la publication de la loi 2005-706 du 27 juin 2005, peuvent accéder au DEAF par la voie de la validation des acquis de l’expérience (VAE)
– le DEAF n’est pas obligatoire pour exercer la profession.

Créé en mars 2006, il atteste des compétences nécessaires pour accueillir de manière permanente à son domicile et dans sa famille des mineurs ou des jeunes majeurs. Ce diplôme n’est pas préparé en voie directe, il est destiné à des personnes salariées sur un poste d’AF.
Le DEAF est structuré en domaines de compétences et peut être obtenu par la voie de la formation ou, en tout ou partie, par la validation des acquis de l’expérience. C’est un diplôme de niveau V, équivalent à un CAP/BEP.
La formation préparant au DEAF s’effectue après le stage préparatoire mentionné plus haut. D’une durée de 240 heures, elle est dispensée en alternance et organisée sur une période de 18 à 24 mois.

*Contenu et organisation de la formation:
Les objectifs :
• acquérir ou approfondir des connaissances sur l’enfant et la famille,
• situer le mode de prise en charge de l’AF dans le cadre institutionnel et administratif,
• clarifier le rôle et la fonction d’accueil de l’AF et de développer ses capacités d’écoute et d’observation.

Au programme :
La formation se décompose en trois domaines de formation :
• accueil et intégration de l’enfant ou de l’adolescent dans sa famille d’accueil (140 h) :hygiène – sécurité
– alimentation – nutrition ; sciences psycho-sociales – le développement de l’enfant et ses troubles ;
la situation spécifique des enfants sépares de leur famille et vivant en accueil familial ;
• accompagnement éducatif de l’enfant ou de l’adolescent (60 h) : processus d’autonomisation et accompagnement
de l’enfant ; famille – évolutions ; rôle des parents et place d’autres adultes dans la structuration de l’identité de l’enfant ; interculturalité – dimension religieuse et rites de certaines cultures ; connaissances sur le fonctionnement d’autres cultures et sur leur sens pour l’enfant,
les conduites à risque ou délinquantes ; domaines culturels et les loisirs dans le développement de
l’enfant – temps de loisirs et les rythmes adaptés à l’enfant ; rôle des apprentissages dans le développement de l’enfant ; système éducatif – accompagnement scolaire
• communication professionnelle (40 h) : contexte législatif et réglementaire du domaine : droit de la famille, droit de l’enfant, droit de la protection de l’enfance ; cadre institutionnel et administratif de la prise en charge de l’enfant accueilli : évolution historique et apports spécifiques de l’accueil familial permanent dans les dispositifs légaux d’aide aux familles et de protection juridique et administrative
de l’enfance ; institutions liées à la protection de l’enfance ; place de l’accueil familial dans le dispositif français de protection de l’enfance, institutions en charge de la protection de l’enfance
* statut des assistantes et assistants familiaux ; travail en équipe avec les autres intervenants
de l’accueil familial – responsabilités propres de l’AF (questions du secret professionnel, des visites à domicile, de la communication avec les intervenants psychosociaux et administratif…) .

*Validation et certification de la formation :

Elle comporte trois épreuves :
• une épreuve d’entretien sur dossier,
• une épreuve écrite d’étude de cas,
• une épreuve orale de communication.
Chaque épreuve doit être validée séparément sans compensation des notes des autres épreuves.
Une épreuve est validée si le candidat obtient une note au moins égale à 10 sur 20. La validation des trois domaines entraîne la certification par délivrance du diplôme d’État d’Assistant familial.

La certification par validation des acquis de l’expérience:

Les candidats doivent justifier des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité
salariée, non salariée ou bénévole en rapport direct avec le diplôme.
La durée totale d’activité cumulée exigée est de trois ans. La période d’activité la plus récente doit avoir été exercée dans les dix ans précédant le dépôt de la demande. Le rapport direct avec le diplôme est établi si candidat justifie avoir exercé au moins deux activités relevant d’une des quatre fonctions suivantes :
• accueil de l’enfant ou de l’adolescent et prise en compte de ses besoins fondamentaux,
• accompagnement éducatif de l’enfant ou de l’adolescent,
• accompagnement de l’enfant ou de l’adolescent dans ses relations avec ses parents,
• intégration de l’enfant ou de l’adolescent dans sa famille d’accueil.
Sur la base du livret de présentation des acquis de l’expérience et d’un entretien avec le candidat, le jury est compétent pour attribuer tout ou partie du DEAF.
En cas d’attribution partielle, le jury se prononce sur les connaissances, aptitudes et compétences qui, dans un délai de cinq ans à compter de la date de notification de la décision du jury, doivent faire l’objet de l’évaluation complémentaire nécessaire à l’obtention du diplôme.
Le candidat peut opter pour un complément d’expérience professionnelle en vue d’une nouvelle demande de VAE ou pour un complément par la voie de la formation préparant au diplôme.
Dans ce cas, il est dispensé des épreuves du diplôme attachées aux compétences déjà validées et bénéficie des allègements de formation correspondants.

Et après ?

Le titulaire du DEAF peut bénéficier :
• de dispenses d’épreuves écrites de sélection
pour l’entrée en formation d’Aide médico-psychologique,Ambulancier, Aide-soignant, Auxiliaire de puériculture et de Moniteur-éducateur.
• d’allègement de formation (1 module sur 6) en vue de l’obtention du Diplôme d’État de Technicien de l’intervention sociale et familiale.

sources: www.onisep.fr